À chaque publication du classement mondial, les recherches « classement FIFA » grimpent, surtout quand une sélection gagne ou perd plusieurs places. Peu de supporters savent pourtant comment ces points sont attribués, ce qui alimente des interprétations parfois très éloignées de la réalité. Voici l’essentiel, sans formule à retenir.
Classement FIFA : comment il est calculé
Points gagnés, points perdus, importance du match : les règles du classement mondial, et son rôle réel dans les tirages au sort.
Depuis 2018, la FIFA utilise une méthode dérivée du système Elo, emprunté aux échecs. Chaque équipe possède un capital de points, et ce capital évolue après chaque match officiel. Le classement n’est donc pas une moyenne de résultats sur une période, mais un solde qui se met à jour rencontre après rencontre.
Trois éléments déterminent le nombre de points échangés. Le résultat, d’abord : victoire, nul ou défaite, avec un traitement particulier pour les séances de tirs au but. L’écart de niveau ensuite : battre une équipe mieux classée rapporte beaucoup plus que battre une équipe très inférieure, et l’inverse coûte cher. L’importance du match enfin : un match amical pèse nettement moins qu’un match de qualification, lui-même moins qu’une rencontre de phase finale de Coupe du monde.
Deux règles évitent les effets pervers. On ne peut pas perdre de points en gagnant, même face à une équipe faible — ce qui n’était pas garanti dans l’ancien système. Et à partir des quarts de finale des grandes compétitions, l’équipe éliminée ne perd pas de points, afin de ne pas pénaliser la participation aux matchs à élimination directe.
Pourquoi ce classement compte-t-il concrètement ? Il sert à répartir les équipes en chapeaux lors des tirages au sort des grandes compétitions et de leurs qualifications. Une place gagnée juste avant un tirage peut donc éviter un « groupe de la mort ». Il intervient également dans certains critères de qualification et dans la désignation des têtes de série, ce qui explique pourquoi des fédérations organisent des matchs amicaux à des dates stratégiques.
Ses limites sont bien connues des observateurs. Le classement reflète les résultats récents plus que le niveau réel d’un effectif ; il compare des équipes qui ne se rencontrent presque jamais, faute de matchs intercontinentaux réguliers ; et il évolue lentement pour les sélections qui jouent peu de rencontres à enjeu. C’est un indicateur utile, pas un verdict, et il ne prédit pas le résultat d’un match donné.
Le classement féminin suit une logique voisine mais distincte, avec ses propres coefficients et un mode de calcul qui tient compte du nombre plus faible de matchs internationaux. Les deux ne sont pas comparables entre eux.
Où vérifier l’information ? Le classement est mis à jour plusieurs fois par an, généralement après chaque fenêtre internationale, et publié sur le site officiel de la FIFA, qui détaille la formule complète ainsi que les coefficients d’importance appliqués à chaque type de match. C’est la seule source à citer : les reprises approximatives qui circulent après chaque mise à jour confondent souvent points, places et écarts.