Chaque épisode de canicule fait grimper les recherches « coup de chaleur symptômes ». La raison est simple : la chaleur ne frappe pas d’un coup, elle s’installe par paliers, et le passage d’un stade au suivant peut aller très vite chez les personnes fragiles. Savoir distinguer ces stades permet de réagir au bon moment, avant que la situation ne devienne une urgence.
Canicule : reconnaître un coup de chaleur
Crampes, épuisement ou coup de chaleur : les trois stades ne se traitent pas de la même façon. Ce qu’il faut surveiller.
Premier stade, les crampes de chaleur. Ce sont des douleurs musculaires qui apparaissent après un effort en pleine chaleur, souvent liées à la perte de sel par la transpiration. Elles touchent en priorité les mollets, les cuisses et l’abdomen. Le bon réflexe est d’arrêter l’effort, de se mettre au frais, de boire de l’eau et de manger quelque chose de salé. Reprendre l’activité trop tôt est la principale erreur.
Deuxième stade, l’épuisement lié à la chaleur. Les signes sont plus nets : fatigue intense, maux de tête, nausées, peau moite et pâle, pouls rapide, vertiges, parfois vomissements. La température corporelle reste en général en dessous de 40 °C. Il faut allonger la personne dans un endroit frais, jambes légèrement surélevées, la rafraîchir avec un linge humide et de la ventilation, et lui faire boire de petites gorgées d’eau si elle est parfaitement consciente.
Troisième stade, le coup de chaleur : c’est une urgence vitale, et la différence avec le stade précédent tient surtout à l’état de conscience. La température dépasse 40 °C, la peau peut devenir chaude et sèche, la personne est confuse, agressive ou somnolente, parfois inconsciente ou prise de convulsions. Il faut appeler immédiatement les secours et commencer à refroidir le corps sans attendre leur arrivée : mise à l’ombre, vêtements retirés, eau fraîche sur la peau, ventilation continue.
Deux précautions importantes : ne jamais donner à boire à une personne inconsciente ou confuse, et ne pas plonger brutalement dans l’eau glacée quelqu’un qui a perdu connaissance. Le refroidissement doit être énergique mais progressif, en attendant une prise en charge médicale.
Les personnes les plus exposées sont les nourrissons, les personnes âgées, les femmes enceintes, les travailleurs en extérieur, les sportifs d’endurance et les personnes sous certains traitements — diurétiques, neuroleptiques, antidépresseurs — qui perturbent la régulation thermique ou la sensation de soif. Chez les personnes âgées, cette sensation est naturellement atténuée : il faut proposer à boire régulièrement, sans attendre qu’elles le demandent.
Deux rappels de sécurité souvent oubliés : ne jamais laisser un enfant, une personne âgée ou un animal dans une voiture stationnée, où la température grimpe dangereusement en quelques minutes ; et vérifier les conditions de conservation de ses médicaments, certains perdant leurs propriétés au-delà de 25 °C.
Côté prévention, les gestes qui font consensus sont simples : boire régulièrement sans attendre la soif, éviter l’alcool et les efforts aux heures les plus chaudes, fermer volets et fenêtres le jour puis aérer la nuit, passer deux à trois heures par jour dans un lieu frais ou climatisé, et prendre des nouvelles de ses proches isolés. Les recommandations de votre autorité nationale de santé publique font référence ; en cas de doute sur un symptôme, contactez un professionnel de santé ou le numéro d’urgence local.
Cet article a une vocation d’information générale. Il ne remplace pas un avis médical : en cas de doute ou d’urgence, contactez un professionnel de santé ou le 15 (112 dans l’Union européenne).